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 NUMÉRO 9   MAI 2005  
 
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Face-à-face - Rencontre avec Rob Santos, membre d'Enfants en santé Manitoba et du Comité des partenaires du Réseau

 

Dans la présente édition de Dialogue, Rob fait part de son point de vue sur la contribution fondamentale des partenaires du Réseau à la réussite de l'alphabétisation et de l'apprentissage du langage chez les enfants. Dans l'édition précédente de Dialogue, http://dialogue.cllrnet.ca/2004-05-11/story4-fr.html, il aborde la stratégie d'Enfants en santé Manitoba et les politiques gouvernementales touchant l'alphabétisation et le langage chez les enfants.

 

 

 

         

 

 

 

Rob Santos agit à titre de Conseiller principal en politiques auprès du Bureau d'Enfants en santé Manitoba (BESM). Le BESM fournit le personnel du Comité du Cabinet du gouvernement du Manitoba chargé du Projet Enfants en santé. Rob est aussi membre du Comité des partenaires du Réseau.

« La recherche, et particulièrement celle qui concerne les enfants, doit être considérée comme ce qu'elle est vraiment, c'est-à-dire un bien public. » Rob Santos

Q. Vous jouez plusieurs rôles, dont celui de co-président provincial du Comité fédéral-provincial-territorial sur le savoir, l'information et les pratiques efficaces en matière de développement de la petite enfance. Quelle est la mission de ce comité?

Je l'appellerai le Comité du savoir. Il est né suite à un engagement formulé dans le communiqué des Premiers ministres sur le développement de la petite enfance de septembre 2000. On s'engageait alors à « collaborer le cas échéant à la recherche et aux connaissances reliées au développement de la petite enfance (DPE), partager l'information sur les pratiques efficaces qui améliorent les conditions des enfants, et travailler en commun à la diffusion des résultats de la recherche ».

Cette entente reconnaissait explicitement l'importance de l'échange des connaissances et des pratiques efficaces issues de la recherche et des données sur les bons résultats. La première chose à faire est de créer une structure permettant le partage des connaissances, de l'information et des pratiques efficaces sur le DPE entre les divers paliers de gouvernement. Deuxièmement, il faut orienter la recherche canadienne vers le DPE pour satisfaire les besoins du gouvernement. Et troisièmement, il faut orienter la collecte de données sur le DPE qui comprend, mais sans s'y limiter, la recherche.

Les collectivités, les gouvernements et autres secteurs font tous la collecte de données, et une grande part de ces données concernent les enfants. Et malgré cela, il nous manque encore certaines des données les plus fondamentales pour prendre de bonnes décisions concernant nos investissements touchant les enfants. Par exemple, d'amples recherches ont été effectuées sur les enfants des métis et des Premières nations sans qu'il s'en suive de grands résultats pour leurs communautés. Actuellement, nous ne disposons pas assez de données longitudinales valables pour étayer des politiques.

En créant des partenariats avec les centres d'excellence de premier rang dans le domaine du développement de la petite enfance, nous pourrions faciliter le dialogue sur les priorités les plus pressantes des gouvernements et sur leurs besoins de renseignements.

Q. Étant donné vos différents points de vue, quelle est votre contribution au Comité des partenaires du Réseau ?

Au Bureau d'Enfants en santé Manitoba (BESM), notre travail nous donne un aperçu des enjeux interministériels auxquels un gouvernement provincial est confronté en ce qui concerne les besoins de connaissances, les investissements de fonds publics et l'élaboration de politiques, lorsqu'il est question de la santé, de l'apprentissage et du développement des enfants. En même temps, le Comité du Savoir procure un aperçu pancanadien des besoins de connaissances dans ces domaines. Il faut porter attention aux besoins actuels tout en anticipant ceux qui vont surgir. Le Comité des partenaires du Réseau est un excellent véhicule pour y arriver puisqu'il a été organisé précisément en fonction de ce processus. Il est parvenu à créer rapidement des partenariats de très grande qualité et un réseau de relations entre les disciplines scientifiques, et il est en train d'étendre ce réseau pour englober tous les secteurs de la communauté, des intervenants spécialistes et des responsables politiques. Le travail auquel je participe peut fournir au Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation les points de vue du gouvernement, des politiques et de la fonction publique, ce qui, j'espère, sera d'une grande utilité au Comité de partenariat puisqu'un des buts du Réseau est d'influencer les politiques par le biais de la science de la meilleure qualité.

Q. De quelle façon le Réseau pourrait-il aider encore davantage le Bureau d'Enfants en santé Manitoba ou le Comité fédéral-provincial-territorial sur le savoir, l'information et les pratiques efficaces en matière de développement de la petite enfance (ou le Comité du savoir) ?

J'espère poursuivre les pourparlers entrepris avec le Réseau sur les moyens de collaborer plus étroitement. Le directeur général et directeur scientifique du Réseau, Donald Jamieson, s'est présenté au Comité du savoir à deux reprises. En ce qui concerne le Manitoba, Monsieur Jamieson est allé à Winnipeg en juin 2003 pour s'entretenir avec un certain nombre d'experts qui dirigent des initiatives et des projets prometteurs touchant l'alphabétisation et l'apprentissage du langage. Nous espérons mettre à profit les succès que le Réseau est en train de remporter par le biais de ces partenariats et de l'optimalisation de ses ressources pour arriver à apporter des améliorations importantes dans la vie des jeunes enfants. (Note - En juin 2004, le Comité F/P/T sur le savoir, l'information et les pratiques efficaces en matière de développement de la petite enfance a conclu un partenariat formel avec le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation.)

Q. Selon vous, comment le Réseau peut-il apporter une contribution originale sur la scène provinciale ou nationale ?

Le Réseau possède tout ce qu'il faut pour apporter une contribution originale parce qu'il est en relation avec tous les principaux noyaux d'activités à travers le pays qui sont déjà en place pour faciliter les changements dans l'intérêt des enfants. Le Réseau est déjà positionné pour faire avancer d'un cran l'alphabétisation et l'apprentissage du langage des enfants canadiens. Nous nous sommes dotés d'une excellente structure et entourés de personnes dont la formation, l'expertise et les connaissances sont en quelque sorte le moteur du Réseau. Parallèlement, il s'est installé actuellement un climat public et politique favorable à l'alphabétisation et l'apprentissage du langage, dans le contexte d'innovation et de développement économique de la nouvelle économie; on remarque également la mobilisation des efforts des communautés locales dans tout le pays consacrés à l'amélioration du développement de la petite enfance. Il n'est pas nécessaire de chercher longtemps pour constater que des changements concrets sont en train de se produire. Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir, mais je pense que nous avançons dans la bonne direction. Pour ceux qui ont choisi d'investir dans ce programme, le défi est de chercher à long terme à institutionnaliser les structures qui donnent de bons résultats. Le Bureau d'Enfants en santé Manitoba et le Comité F/P/T sur le savoir, l'information et les pratiques efficaces en matière de développement de la petite enfance sont tous les deux des promoteurs de l'institutionnalisation du Réseau à titre de principal centre d'excellence scientifique en matière d'alphabétisation et d'apprentissage du langage au Canada. Les gouvernements ont besoin d'un Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation pour faire leur travail plus efficacement. Les communautés ont besoin d'un Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation parce que le public a tendance à assumer que ses impôts sont investis dans des programmes fondés sur des résultats. C'est une hypothèse que nous devons poursuivre et garder à l'esprit. La recherche, et particulièrement celle qui concerne les enfants, doit être considérée comme ce qu'elle est vraiment, c'est-à-dire un bien public.

 

 
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