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transformer les vaguelettes en vagues

Le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation conclut des partenariats pour obtenir des résultats.

 
 
 

Des enseignants de la Colombie-Britannique participent à un projet innovateur pour rehausser les capacités de lecture et d'écriture et l'habileté en arithmétique dans six écoles publiques desservant des voisinages à faible revenu.

Dans le cadre d'un autre projet, les enfants autochtones de la Colombie-Britannique, de l'Alberta, du Manitoba, de la Saskatchewan et du Yukon pourraient finalement obtenir l'aide dont ils ont besoin pour surmonter leur faible taux d'alphabétisation grâce à la recherche et à un rapport dont des éléments mettent l'accent sur les programmes et les pratiques qui donnent des résultats.

Un troisième projet, par le biais de la Fédération canadienne des services de garde à l'enfance, basée à Ottawa, produira une trousse documentaire traduisant les plus récentes recherches sur l'alphabétisation et le langage en des outils pratiques pour ceux et celles qui travaillent auprès des jeunes enfants d'un bout à l'autre du pays.

Chacune de ces initiatives découle de la recherche de partenariats du Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation avec des organismes publics et privés.

« Nous sommes ouverts à la collaboration et prêts à mettre nos connaissances à l'oeuvre dans le cadre de partenariats souples avec les professionnels, les éducateurs et les intervenants pour transformer les vaguelettes de changement en vagues », dit Dan Sinai, directeur principal du Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation.

De la recommandation et de l'appui à des propositions de financement jusqu'à la fourniture de ressources financières et de l'accès à son réseau national de chercheurs et d'installations essentielles, le Réseau collabore avec un large éventail de groupes d'un océan à l'autre - au-delà de 75 partenariats ont été conclus à ce jour. L'accent continu mis sur les partenariats mobilisera les efforts de gestion dans les années à venir, car le Réseau cherche à influer sur l'acquisition du langage et l'alphabétisation des jeunes enfants en augmentant son financement de programmes qui touchent directement les collectivités.

« Nous cherchons des idées innovatrices et construisons de nouveaux modèles, poursuit Sinai, tout cela pour mettre la science à la disposition des agences sur le terrain. »

Les deux premiers projets mentionnés sont d'excellents exemples du succès du Réseau jusqu'à présent. Chacun découle d'un partenariat entre le Réseau et la Society for the Advancement of Excellence in Education (SAEE; « Société pour la poursuite de l'excellence en enseignement »).

Le premier projet est appelé le Programme de bourses d'amélioration de l'enseignement dans les écoles et cible six voisinages à faible revenu de la Colombie-Britannique afin de mettre au point des programmes d'amélioration fondés sur la recherche visant à rehausser de manière notable l'habileté arithmétique et les capacités de lecture et d'écriture des élèves. Le Réseau participe à tous les aspects du programme, mais surtout, ses chercheurs peuvent servir de mentors aux participants.

« La recherche-action est nouvelle pour bien des écoles, et les enseignants et administrateurs connaissent souvent peu les méthodes de collecte de données scientifique et plus systématique », explique Helen Raham, directrice exécutive de la SAEE. « Même si les évaluateurs rencontreront périodiquement les écoles, le dialogue régulier avec un expert ou un mentor aura une valeur inestimable », renchérit-elle.

Le deuxième projet conjoint entre la SAEE et le Réseau comporte des volets qui mettent l'accent sur l'amélioration des capacités de lecture et d'écriture et l'habileté en arithmétique des élèves autochtones dans quatre provinces et un territoire. Moins de 60 p. 100 des élèves autochtones réussissent à obtenir leur diplôme d'études secondaires et de 45 à 50 p. 100 ne satisfont pas aux attentes minimales dans les tests d'aptitude à lire et à écrire et les tests d'habileté arithmétique des 4 e , 7 e et 10 e  années. Le projet étudiera et distinguera les interventions et les pratiques qui rencontrent un succès exceptionnel auprès de la population étudiante autochtone et donnera lieu à un rapport décrivant ces programmes.

Un rôle essentiel du Réseau sera de diffuser les résultats du projet visant les Autochtones. « C'est une petite étude qui pourrait avoir des effets considérables sur la politique et la pratique de la recherche à venir. Il sera très important de la porter à l'attention du milieu de la recherche et des décideurs, dit Raham. »

Une troisième initiative, qui se déroule dans le cadre d'un partenariat entre le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation et la Fédération canadienne des services de garde à l'enfance (FCSGE) promet d'avoir une portée considérable. Le Réseau tient la FCSGE au courant des recherches les plus récentes en matière de langage et d'alphabétisation, de telle sorte que cette information puisse servir dans la pratique quotidienne sous la forme d'une trousse d'outils. « Cette nouvelle trousse d'outils à l'intention des intervenants constituera une excellente ressource pour nos 10 000 membres au pays », affirme la directrice principale du développement, du marketing et des communications de la FCSGE, Barbara Coyle.

En moins de deux ans, le Réseau canadien de recherche sur le langage et l'alphabétisation a conclu ces partenariats et bien d'autres, concevant des programmes qui influent sur les capacités langagières et de lecture et d'écriture des enfants canadiens. « Nous avons fait de grands pas en peu de temps. Ce n'est que le début de ce que nous pouvons faire quand nous travaillons ensemble », dit Sinai.

 

   
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