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Réseau canadien de recherche sur le langage et l’alphabétisation
clarté. La science au service du développement du langage et de l’alphabétisation des enfants  
 
 
 

Il n’y a que deux raisons pour ne PAS poursuivre l’examen de la vue des enfants d’âge préscolaire : ou bien il n’y a pas assez de données pour le justifier, ou bien les fonds manquent pour maintenir les programmes parce que les gouvernements réduisent leurs dépenses.

Travaillant avec le Bureau de santé du comté d’Oxford (qui sert aussi l’Ontario rural), William Bobier, chercheur du Réseau et directeur de l’École d’optométrie de l’Université de Waterloo, croit qu’il est essentiel que les choix quant à la nécessité des examens reposent sur la recherche plutôt que sur l’économie.

« Nous voulons passer des tests subjectifs aux tests objectifs et prouver de façon irréfutable le rendement du capital investi, dit Bobier. Ceux qui offrent les examens de la vue des enfants d’âge préscolaire ne s’intéressent pas seulement aux troubles de la vue comme tels, ils veulent aussi faire en sorte que les troubles de la vue ne limitent pas le rendement scolaire des enfants. Le Réseau nous offre maintenant la possibilité de considérer l’examen de la vue dans un contexte plus large. »

L’histoire de l’enfant de quatre ans qui croyait que les feuilles des arbres étaient des taches floues décrit bien la situation. Dans leurs premiers stades de développement, les enfants ignorent qu’ils ont des troubles de la vue parce que ce qu’ils voient leur semble normal, et leurs parents l’ignorent donc tout autant. Les enfants peuvent corriger leur malvoyance par intermittence, en fixant leurs yeux sur ce qu’ils regardent.

« Cela est ressorti de notre analyse d’un programme actuel d’examen de la vue des enfants d’âge préscolaire, qui a montré que, dans le cas de 80 p. 100 des enfants ayant des troubles de la vue, ces problèmes avaient été diagnostiqués pour la première fois dans le cadre du programme, ajoute Bobier. »

« Par exemple, il bien établi que, chez les enfants, l’inégalité de vision des yeux non détectée et non traitée au cours de leur croissance entraîne l’amblyopie. La détection précoce peut avoir des effets sur cette évolution et des mesures correctives peuvent être prises. »

Essentiellement, la recherche aura des retombées sur deux plans. Elle prouvera l’efficacité de l’examen de la vue et, du même coup, donnera la possibilité de déterminer les effets du développement du système oculaire sur l’acquisition du langage et des capacités de lecture et d’écriture.

« Nous pouvons optimiser la méthode d’examen de la vue des enfants d’âge préscolaire. Nous pouvons renforcer la politique sur les soins de santé à cet égard. Et nous pouvons aider des enfants de quatre ans à voir les lettres de l’alphabet au tableau aussi clairement que les feuilles découpées des arbres. »

 

   
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